Denibeh: le monstre de Dar-Bilia

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Au Nord-Est du Tchad, dans l’Ennedi-Est, dans les parages d’Amdjaress, il y a de nos jours une montagne avec une grotte, de loin visible mais inviolée, qui hante encore les esprits. C’est la montagne de « denibeh » (maison du serpent en Bideyate). L’histoire de ce serpent aux allures d’un monstre reptilien, voire d’un dinosaure gigantesque, aussi agile et varace tel un cératosaurus du Jurassique, hante encore les esprits. La légende boursouffle, certes, cette histoire mais ce qui est sûr et admis, il vécut un serpent terrible dans cette grotte et les autochtones croient encore que son petit vit encore au fond de la grotte et prêt à surgir au moindre enquiquinement, d’où l’extrême prudence de ne point d’aventurer vers la montagne de Denibeh!

Il était une fois, un homme, éleveur de son état, qui vivait dans cette zone, bâta son cheval et alla aux pâturages. La veille dans la nuit, il ressentit les soubresauts d’un mini-séisme, prélude de la sortie du monstre de Denibeh de son gite montagneux. L’homme ne s’en soucia guerre de cette terreur sismique et partit aux alpages, laissant son épouse, mère de deux jumeaux.

Lorsqu’il revint le soir, l’homme s’aperçut que les deux nourrissons ne cessaient de réclamer leur génitrice qui semblait absente. Un autre membre de la famille tentait vainement de consoler les deux bébés. L’on attendit toute la nuit mais la jeune mère ne revint pas. Partie pour ramener à l’enclos une vache laitière et son veau, la femme ne put regagner le domicile conjugal. Un danger lui était sûrement survenu.
A l’aube, le mari sangla son cheval, se prémunit de toutes ses armes: épée, petites et grandes sagaies, couteau de jet et poignard de biceps. Il se hissa sur son cheval et se dirigea vers la montagne où le grand reptile faisait régner ses lois.

Le cavalier s’approchait. Le serpent titanesque le repéra, fit surgit sa tête de la grotte, son cou se hissa dans le ciel, agitant sa langue bifide. Ses yeux luisaient d’un éclat lumineux aussi vif qu’un rayon. Bien qu’il eut avalé la veille, une femme et une vaches toutes deux allaitantes ainsi qu’un veau, le vorace gigantosaurus ( reptile géant) montrait encore un appétit inapaisable.

Le serpent bascula sa tête au dessus du cavalier, ouvrit sa gueule goulue parsemée des crochets aiguisés. Le mari endeuillé tint ferme, s’en saisit d’une sagaie et décocha un coup sec sous le menton du reptile, puis un autre sur la gorge et un troisième… Le sang chaud et corrosif du monstre gicla comme un torrent impétueux. Mortellement atteint, le dinosaure vacilla, puis se rétracta dans un dernier surcis avant de s’éjecter hors de sa grotte tel un immense ressort en écaille et s’envola dans le ciel. Un assourdissant « vlan » se fit entendre à des dizaines de kilomètres plus loin: c’etait la chute de la carcasse du terrible reptile d’Amdjaress.
A une époque récente, pendant les canicules, les betails passaient la journée à l’ombre des cotes et omoplates de ce reptile gigantesque tués par le cavalier bideyate qui alla venger sa femme avalé d’un trait par ce serpent.

Cette histoire est-elle une légende, donc une histoire trop assaisonné? Un tel reptile avait-il existé à une époque si récente? Était-il un dernier dinosaure rescapé 60 millions d’années après la disparition de ses congénères?

Dr Djiddi Ali Sougoudi

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